Action humanitaire

Action humanitaire

L’Action humanitaire a pour objectif de protéger et de sauver des vies, de prévenir et d’alléger des souffrances humaines, de prendre en charge les besoins basiques et immédiats de la population et de promouvoir leurs droits, le tout dans une perspective de réduction de la vulnérabilité et de renforcement des capacités.

 

Les quatres principes humanitaires

 

L’assistance humanitaire doit être prêtée selon les principes humanitaires de base, d’impartialité, de neutralité et d’indépendance.

  1. L’humanité. L’allègement et la prévention de la souffrance humaine, sauver des vies et rétablir la dignité humaine, sont les principes fondateurs de l’action humanitaire.
  2. L’impartialité. Les actions humanitaires doivent être menées en se basant uniquement sur les besoins des personnes, sans discriminations au sein des populations affectées ou entre elles- mêmes.
  3. La neutralité. L’action humanitaire ne doit pas favoriser l’une des parties opposées ou en conflit armé.
  4. L’indépendance. Les objectifs humanitaires sont autonomes par rapport aux objectifs politiques, économiques, militaires ou de tout autre type que l’un quelconque des acteurs peut avoir par rapport aux zones d’intervention de l’action humanitaire.

 

Le Bureau d’Action Humanitaire (OAH) dans le Sahel et en Afrique Occidentale

L’OAH dispose d’une antenne régionale pour le Sahel et l’Afrique Occidentale, logée au Bureau Technique de la Coopération à Dakar et dont la mission principale est de renforcer la cohérence, la capacité et l’efficacité de la réponse humanitaire de l’OAH dans la région.

Les secteurs prioritaires

  • La sécurité alimentaire et nutritionnelle. Rien qu’au Mali, au Niger et en Mauritanie se trouvent 8 des 20 Millions de personnes ayant des besoins alimentaires pour l’année 2014. Les mauvaises prévisions agricoles et pastorales qui ont lieu de manière cyclique, l’évolution des prix, liés eux aussi à l’accès et à la disponibilité de produits sur le marché, font que plusieurs foyers éprouvent un besoin chronique d’assistance.
  • L’eau, l’assainissement et l’hygiène. Chaque année, des millions de personnes sont exposées à des risques de choléra dû à un accès à l’eau limité et à l’assainissement, sans mentionner d’autres impacts négatifs dus aux conséquences directes de cette limitation qui affecte la sécurité alimentaire, la nutrition ainsi que la capacité de production de ces populations et leur résilience.
  • La santé. Les systèmes de santé dans la région présentent dans une plus grande ou moindre mesure des problèmes structuraux qui rendent difficile l’accès de la population aux services de base, ce qui fait que les interventions humanitaires se tournent spécialement vers la prise en charge de la malnutrition et des maladies associées, les épidémies et le renforcement des équipes locales qui y font face.
  • La protection. Les mouvements de populations (déplacées, réfugiées et de retour) continuent dans toute la région. Les besoins de ces populations, outre l’assistance alimentaire ou sanitaire, sont de s’informer (savoir si la situation dans leur milieu d’origine permet le retour les aiderait à prendre des décisions raisonnables) ou d’ordre psychosocial, notamment pour les femmes et les enfants.